Fashion & Lifestyle


mardi 25 février 2014

Inside out

image Garance Doré

Sujet du jour: la chaussette dans la chaussure ouverte, mules et sandales type Birkenstock, étant celles qui nous intéresseront ici.
 Qu'en dites vous?? Vaste débat, je sais...
Enfin, depuis quelques années déjà, la chaussette dans la sandale n'est plus instinctivement liée à l'image du touriste allemand en vacances... Et c'est très bien comme ça.
Les créateurs de mode et les images de magazines se sont chargés de rafraichir nos références et de faire du combo maudit, un signe d'audace et d'attitude cool.

Comme tout le monde, je riais d'abord doucement à l'idée de la chaussette visible dans la claquette et ma pensée était immanquablement,  "moi, jamais!".
Aujourd'hui, et après les si belles images que Céline a infiltré dans nos esprits de fashionistas, j'ai revu mon point de vu -comme tout le monde?
Je ne suis plus du tout réfractaire à l'idée de glisser une paire de chaussettes dans mes sandales ce printemps, bien au contraire...

Comme c'est souvent le cas, il s'agit surtout de trouver LA bonne chaussette pour LA bonne paire de chaussures.
En l'occurence, on a pu voir que la Birkenstock -ou tout autre sandale un peu brute du même esprit- fonctionne très bien pour ce look. Dans une couleur basique comme gris, noir, blanc ou à piocher dans la gamme de teintes qui va du nude au brun.
On pourra aussi choisir un modèle en feutre par exemple, pour plus de coquetterie, qui s'adaptera encore mieux à notre affaire.
Pour la chaussette, j'aurai envie d'une paire un peu épaisse, en grosses mailles, pour l'effet cosy qui s'en dégage. Là encore, on favorise une jolie couleur neutre, pas trop typée pour garder un esprit élégant et décontracté. En somme, je ne conseillerai pas un rose fluo...
On peut choisir une chaussette pas trop haute, ou bien un modèle plus généreux qu'on pourra laisser plisser sur la cheville, ou encore, replié sur lui-même.


Ensuite, pour le choix de la tenue, l'idée est de rester dans quelque chose de détendu mais de suffisamment chic pour éviter le look touriste...
J'aime pareillement l'association avec la jupe longue ou le pantalon qui sera négligemment rentré dans la chaussette ou roulotté pour laisser voir la cheville. Ce qui m'intéresse, c'est de trouver les bonnes idées pour rendre le couple chaussette+sandale beau et séduisant: belles matières (cuir, dentelle, soie...), proportions subtiles, contrastes avec des pièces plus précieuses...

 image backstage défilé Topshop Unique automne-hiver 2014/15, Vogue

Vu au récent défilé Topshop Unique, la version mule+chaussette. Vous en pensez quoi? 
C'est un autre esprit mais je dois avouer que j'aime bien! La mule étant assurément la chaussure du printemps -avec la claquette, justement...- il sera bon de garder en tête cette idée pour la tester quand le moment sera venu.

Pour ma part, je dis oui à cette tendance!
Me reste plus qu'à mettre la main sur les mules Altuzarra x Gianvito Rossi qui me font rêver mais sont introuvables, investir dans une nouvelle paire de Birkenstock -ou mieux, dans le modèle Céline à bandes croisées sur le dessus...- et puis... foncer chez Tabio, Falke et cie pour faire le plein de chaussettes dignes d'êtres vues.

lundi 24 février 2014

Le nouveau Noé


Ca fait un moment que j'ai envie d'un sac sceau et ce nouveau Vuitton, nom de code NN 14, serait parfait pour combler mes souhaits.
Il parvient à combiner un chic très classique avec une allure résolument rock. Exactement ce qui définit les égéries qui posent pour la campagne de pub: Caroline de Maigret, Edie Campbell, Sofia Coppola, Catherine Deneuve... Un casting de rêve, non??


dimanche 23 février 2014

Inspiration- Le bilan de la semaine

J'ai été à un concert...


Le groupe canadien jouait dimanche dernier à l'Usine de Genève.
Un super moment avec les morceaux de leur nouvel album et à la fin, un de leur célèbre titre plus ancien pour un rappel généreusement réclamé.
On définit leur musique comme étant post-rock. Moi, j'y vois un rock lumineux, nostalgique, lyrique et revendicateur. Avec des mélodies et des paroles lancinantes, envoyées comme des hurlements à la lune qui vous restent ensuite dans le corps.
Je vous conseille d'aller écouter leur musique si vous ne la connaissez pas déjà.


J'ai fait en sorte de ne pas abandonner les bonnes habitudes...


...en allant manger un burger à l'FMR, initiales du Funky Monkey Room.
A Paris, j'ai fait un mini test comparatif entre plusieurs endroits à burgers (cf. les bilans de la semaine précédents), maintenant que je suis de retour à Genève, pourquoi ne pas poursuivre ce charmant petit jeu??
Premier sur ma liste genevoise, le Catruffo: boeuf, brie aux truffes, roquette, émulsion de fromage blanc et huile de truffe. Appétissant sur le papier, super bon dans la bouche. 
Servi avec de grosses frites maison -attention au léger manque de cuisson tout de même- et une petite portion de coleslaw, le tout s'avale avec bonheur car la quantité est juste ce qu'il faut.
Mention spéciale pour la viande qui vient de la célèbre et délicieuse boucherie du Molard...
Tout était très bien sur la table -y compris le vin- les bémols étant l'addition un peu élevée et l'ambiance discothèque-musique à donf (on a même eu droit à un karaoké !) vraiment dérangeante et hors de propos.


J'ai été au cinéma...


...pour voir en suivant les deux parties du film Heimat.
Le petit cinéma bobo et intello près de chez moi projetait le film intégral dans la même soirée. Je pense que ça a été la façon idéale de voir ce film allemand, somme toute pas si long que ça (3h56).
Le résultat, c'est la reconstitution d'une époque, le milieu du 19ème siècle, et le dur quotidien d'une famille de paysans dans une Allemagne où la famine, les maladies et les injustices dominent.
C'est aussi une histoire de foi. Foi en la vie, l'avenir, le savoir, valeurs incarnées par un jeune garçon idéaliste mais sage, Jakob, le cadet de la famille. Son rêve, c'est de joindre les files d'émigrants qui fuient le pays pour tenter leur chance en Amérique du Sud.
L'histoire est belle et gagne en profondeur surtout dans la deuxième moitié du film. Mais ce qui reste surtout après, ce sont les magnifiques images qui construisent ce film en noir et blanc. Des insertions de couleurs pures viennent parfois nous surprendre à certains moments, lors de scènes plutôt mineures d'ailleurs. Ces instants sont extrêmement beaux, comme lorsque Jakob se lève silencieusement dans la nuit et que le mur du couloir nous apparait soudainement bleu dans la lueur de sa bougie. Une vision terriblement poétique.


J'ai essayé un nouveau resto...


...chez Arsène.
Un resto plein de charme planqué dans une ruelle sombre: c'est un lieu difficile à découvrir par hasard.
Le cadre est vraiment charmant avec sa déco style Belle Epoque -tapisserie canards et cous de volatiles encadrés au mur- qui contraste étonnement avec la cuisine ouverte plutôt contemporaine.
J'ai mangé un steak de calamar à la plancha et bisque de légumes, un très bon syrah pour accompagnement. La table des gâteaux et tartes -visible depuis la rue sur une table près de la fenêtre, la meilleure des publicités...- était alléchante mais j'ai choisi un dessert plus light: un sorbet bougainvillier et eau de rose vraiment subtil et rafraichissant.
Ici, tout est fait maison avec de beaux produits. L'ambiance y est agréable, on a un peu l'impression d'être "chez quelqu'un", comme dans une maison de maitre dont le maitre serait absent.
Une très jolie adresse qui pourrait devenir ma "cantine", de celles qui deviennent des réflexes lorsqu'on invite des amis à diner...


Et puis comme ça, en vrac, j'ai terminé la série The Folllowing (prenante et originale), commencé Broadchurch (après trois épisodes, je me range à l'avis général: c'est bien), et vais bientôt me lancer dans House of Cards, succès public oblige.
J'ai aussi terminé la lecture de La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Laffont, édition Actes Sud. J'ai aimé ce roman biographique sur le parcours de la championne de gym roumaine Nadia Comaneci dans les années 70, avec en fond un regard acide sur le communisme et une réflexion sur le statut des femmes en général.


Adresses:
FMR Bar, rue du Stand 9, 1204 Genève
Chez Arsène, ruelle de la Vinaigrerie 4, 1207 Genève



samedi 22 février 2014

Le top des fashion weeks automne-hiver 2014/15

J'ai passé en revue les collections de mes designers chouchous présentées en ce moment aux différentes Fashion Weeks. Et voici ce que j'en retiens...


3.1 Philipp Lim

Une collection aux codes moins urbains que dernièrement, des silhouettes douces et fluides aux accents rétro.
Ces trois looks sont mes préférés du défilé: j'aime beaucoup les pantalons masculins très amples et vaporeux, le motif quadrillé qui habille à la fois la veste et le pantalon, la veste sans manches oversize rose fushia à l'aspect douillet, les teintes aubergines mixées au safran et aux bruns.


Alexander Wang

Je retiens les cols envahissants associés à des foulard noués hauts sous le menton, les incroyables bottes-mules qui vont certainement faire un petit buzz une fois la surprise digérée, les robes très sportswear portées comme de longs gilets zippés. 


Proenza Schouler

J'ai aimé les silhouettes extrêmement dessinées avec des robes taillées en forme de 8, des coupes boxy, des épaules tombantes et arrondies. Les tailles sont cintrées, les cols cheminées viennent prolonger les encolures des manteaux et des vestes, on trouve aussi pas mal de jupes crayon, intéressantes dans le contraste avec ces hauts du corps très larges.
La chaussure plate, très présente dans ces fashion weeks, confirme son pouvoir attractif: ici, ce sont des sortes de mocassins à la semelle épaisse, très peu féminins.
Le maquillage est autant nude que les vêtements foisonnent d'imprimés: on retrouve des mix audacieux, des patchworks de couleurs avec des insertions cuir, des motifs éclaboussés qui semblent inspirés de l'action painting.
Petite remarque, la robe de droite me fait étonnement penser à un modèle Stella McCartney à la coupe et à l'esprit similaires...


Victoria Beckham

Un défilé très tenu, avec une collection complètement cohérente.
C'est un peu LE vestiaire idéal composé de robes épurées à la coupe parfaite, de pantalons fluides dégoulinants exactement comme il faut, de looks noirs ou blancs -ou rouge, si, si, il y en a un- hyper clean et de superbes détails comme les chaines qui soulignent la taille, les motifs graphiques ou bien les somptueux ornements qui viennent habiller les vêtements en volume.
Ce que j'adore le plus: la tenue de gauche et toutes les silhouettes composées de robes ou jupes portées sur des pantalons (une tendance qui me plait totalement, il faut que je m'essaye à l'exercice) et les derbys plates façon croco, super chics.


Altuzarra

Un défilé à l'ambiance ethnique et citadine à la fois. Beaucoup de robes ceinturées, de jupes midi fendues chères au créateur.
J'ai beaucoup aimé les chaussures de la collection -comme à chaque fois- le collier inversé qui habille la nuque et laisse la gorge nue et les pièces en toile épaisse comme cette robe au centre. J'adore l'effet de travail grossier qui s'en dégage -juste une impression, j'en suis sûre- comme si le vêtement avait été taillé hâtivement dans une toile de jute. Une toile de jute super chic, cela va sans dire...


Max Mara

Deux mots: couleurs et longueurs.
J'aime totalement cette collection. J'ai été bousculée par ce que Max Mara a proposé ici. Je trouve le résultat vraiment étonnant car j'ai l'impression que la griffe toujours si clean et épurée d'ordinaire, a pris un peu de risque en sortant de sa zone de confort. Attention, ce n'est pas la révolution non plus! La collection reste chic et sous contrôle mais je sens ici quelque chose de plus sombre que d'habitude.
La femme Max Mara pour l'hiver prochain est mystérieuse, féminine (pas un seul pantalon dans le défilé!). très glamour, mais d'un glamour un peu désuet.
L'ambiance du défilé m'a fait penser à des shows antérieurs de Marc Jacobs, Dries Van Noten ou Louis Vuitton. Certainement car ces collections avaient en commun l'image d'une femme ténébreuse et affirmée à la fois.
Revenons aux couleurs: une magnifique palette automnale avec des bruns et des gris sublimes, superbement accompagnés de low boots -plates encore- dorées et pointues, avec effet croco. Classe et rock'n'roll à la fois. La version marron-rouille sera peut être plus facile à intégrer à son dressing quotidien... 
(POST-IT MENTAL POUR MOI: pensez à me lancer dans une quête pour acquérir ces beautés l'hiver prochain...)
L'autre énorme point fort de la collection selon moi est dans les longueurs des vêtements. Toutes les pièces s'accordent pour créer de nouvelles proportions, pour fédérer une collection aux silhouettes étirées. Ce parti pris amène beaucoup de lisibilité et de force à ce défilé qui se pose parmi mes préférés dans la catégorie d'une mode férocement prêt-à-porter.


Voilà pour l'instant! Bientôt, un deuxième article avec d'autres synthèses de défilés vus aux fashion weeks...

vendredi 21 février 2014

wide & wise

Photos James de T.

Comme annoncé hier, voici le premier look que je vous présente avec ce nouveau bermuda Christophe Lemaire. 
Ca vous plait?

La tenue: bermuda Christophe Lemaire/ veste en jean H&M/ manteau Zara/ boots Acne/ sac Tom Ford

jeudi 20 février 2014

Christophe Lemaire ou les designers surdoués

Il n'y a pas si longtemps, je vous montrais un de mes derniers achats, ce bermuda en laine vierge et cachemire à la coupe large -ou serait-ce une jupe-culotte? 
J'ai profité de mon séjour à Paris pour visiter quelques boutiques de créateurs pointus: Véronique Leroy dont je vous parlais ici, Valentine Gauthier (je dois encore vous montrer mon butin) et puis Christophe Lemaire. C'est chez ce créateur que je suis passée plusieurs fois, à quelques jours d'intervalle, car je n'arrivais pas à fixer mon choix sur une pièce. J'ai essayé tour à tour une jupe crayon -sublime, au tombé lourd, fendue- un petit chemisier crème -coupe blouson, touché peau de pêche- une robe à l'esprit asiatique -inspirée du kimono, en soie et ceinturée.

Les tentations étaient nombreuses... Mais comme j'avais déjà fait des achats -et que je prévoyais d'en faire d'autres- chez plusieurs marques différentes les jours précédents, la raison me dictait de m'en tenir à une seule pièce... En soldes tout de même, à -50%!

En faisant quelques petites recherches sur Christophe Lemaire, j'ai vu qu'il avait été directeur artistique de Lacoste pendant 10 ans, redonnant une image moderne, tendance et très pointue à la marque qui était devenue un peu poussiéreuse.
J'avais probablement déjà connaissance de cette information mais je n' y avais pas accordé beaucoup d'importance jusqu'à ce que je découvre enfin le travail de Christophe Lemaire pour sa propre griffe. Maintenant, je comprend mieux pourquoi Lacoste me séduit de plus en plus ces dernières années (j'espère vraiment pouvoir un jour acheter une des robes géniales qu'on voit sur les podiums à chaque défilé)... Lemaire peut y laisser s'exprimer pleinement l'esprit minimaliste et sportswear qu'on trouve déjà chez sa marque depuis les années 90.

Depuis 2011, le créateur est directeur artistique de Hermès.
Je trouve intéressant d'analyser le travail de designers qui sont à la fois à la tête de leur propre griffe et créent aussi les collections de grandes maisons de mode. Forcément, on retrouve un esprit commun entre les deux marques dont ils sont en charge mais on constate aussi le sens de l'adaptation de ces créateurs qui parviennent à conserver l'ADN et l'esprit des maisons dont ils héritent en y infiltrant malgré tout leur style.

Quand on voit aujourd'hui la vitesse à laquelle les designers se succèdent à la direction artistique des grandes marques, ça donne le tournis et on a parfois du mal à s'y retrouver.
Et eux comment font-ils? Comment s'en sortent-ils, tiraillés entre l'influence de leurs prédécesseurs, le poids et la pression que représentent l'histoire d'une marque et enfin, leurs propres aspirations artistiques?
Les cas de ces designers surdoués sont très inspirants. Plus récemment, la nomination de Alexander Wang à la tête de Balenciaga -tout en poursuivant le travail pour sa propre griffe éponyme- est encore un bon exemple qui montre que ces doubles casquettes sont possibles, du moins pour certains créateurs prolifiques et plein d'énergie. Chapeau.
Ce jeu de chaises musicales chez les directeurs artistiques des grandes maisons est peut être le meilleur moyen pour garder tout ce business vivant, excitant, surprenant, comme un grand feuilleton à rebondissements, pour initiés bien sûr....

Avant de vous faire découvrir demain mon premier look fabriqué autour de ce bermuda Christophe Lemaire, je vous laisse avec des images des collections de cet hiver et de l'été à venir. Profitez de la beauté des silhouettes et donnez moi votre avis: Christophe Lemaire pour Christophe Lemaire, vous aimez ou pas??

 HIVER



ETE



PS: les créations Christophe Lemaire pour l'homme sont tout autant remarquables...



mercredi 19 février 2014

Look de la semaine

Chaque mercredi, je poste ici une tenue qui m'a particulièrement plu lors de mes pérégrinations sur internet. C'est le look de la semaine.
 

Un look peut être pas vraiment fait pour tous les jours mais qui marche assurément pour les photos de street style!
De l'accumulation, du volume, de l'association de gammes de couleurs similaires: tout est là pour créer un super look de rue, idéal à photographier dans le mouvement comme ici, pour capter tout son potentiel cool. Cool, c'est le mot exact et le plus juste pour définir cette tenue qu'on aurait toutes envie de porter pour être confortable et tendance à la fois.
Le sweat est un Céline -quelle beauté, la pochette une Mansur Gavriel, les baskets pourraient être des Adidas. Que du beau monde pour créer un look à la fois pointu et démocratique.
C'est chouette de voir qu'il n'est pas obligatoire de dégainer les talons les plus hauts et les fourrures les plus luxueuses pour se faire repérer lors des fashion weeks. C'est même tout le contraire en ce moment: c'est une avalanche de baskets en tout genre! D'urgence, il me faut ma paire de Stan Smith...

mardi 18 février 2014

Kitten heels

Et voici ma sélection de kitten heels! Mes modèles préférés...


Jimmy Choo/ Roger Vivier (du soulier haut de gamme, un pur luxe auquel je commence à m'intéresser... Et j'aime l'idée du bijou qui rend la chaussure un peu plus précieuse)/ Jimmy Choo/ Pierre HardyDolce & Gabanna

lundi 17 février 2014

Le talon d'Emmanuelle

Dernièrement, je me suis surprise à avoir envie d'un type de talon très spécial, un talon que je n'ai encore jamais porté, jamais possédé: le kitten heel.
Ce petit talon à la présence étrange, celui dont on se demande pourquoi il est là tant il est discret.
Et bien, étonnement, moi qui adore les escarpins élancés, je lui trouve fière allure à ce kitten heel. Particulièrement lorsqu'il est porté à la Emmanuelle Alt -je me rend compte que je la cite de plus en plus souvent sur le blog- et accompagné de la fidèle panoplie: slims courts sur la cheville, noirs ou blancs essentiellement, chemises masculines, blazers à la coupe cintrée, perfectos ou pantalons de cuir...

La bande -de clones??- du Vogue français

Le truc avec ce type de talon, c'est d'éviter à tout prix le look Jackie Kennedy ou Carla Bruni première dame -même combat- autrement dit, le look de dame bcbg bien propre sur elle.
J'ai choisi de montrer comment Emmanuelle Alt porte le kitten heel car elle parvient à le rendre extrêmement moderne, cool et sexy. A travers ses silhouettes-uniformes très frenchy, je vois une femme de goût, une femme active bien dans son temps, dont l'allure est synonyme de chic nonchalant. Un esprit tranquillement rock, qui ne fait pas de vagues, qui n'a pas besoin d'accumuler toutes les dernières tendances pour être dans le coup.
On pourrait certes reprocher à la rédactrice son absence de prise de risques et ses tenues un peu répétitives. Je crois surtout que cette femme a su trouver ce qui la met en valeur et ce dans quoi elle souhaite être vue car elle s'y sent bien: il semble évident que l'uniforme d'Emmanuelle Alt lui colle à la peau. Son style est devenu sa signature et transcende la femme.
Ses tenues restent pour moi une source d'inspiration sans fautes lorsque je me perds un peu dans des expérimentations compliquées. Emmanuelle Alt me rappelle comment on peut être divine dans une tenue ultra simple. Simple mais parfaite en donnant toute l'importance au choix du designer, d'une coupe, d'une matière, des finitions.
J'ai envie d'un peu de Alt dans ma garde-robe et je voudrai m'essayer au kitten heel. A suivre, une sélection de mes modèles préférés...



dimanche 16 février 2014

Inspiration- Le bilan de la semaine

Suite et fin de mon séjour à Paris.

J'ai commencé la semaine par un p'tit dej' en terrasse...


...au Café Charlot.
Un moment parfait, au soleil et sous les lampes chauffantes de la terrasse, pour un petit déjeuner classique typiquement français, dans un cadre de bistrot traditionnel et avec un personnel aux petits soins. Exactement ce dont on a besoin un lundi matin...


J'ai vu des expos...

...Cartier au Grand Palais, d'abord.

Coiffe réalisée pour le ballet L'Oiseau de Feu 

J'ai un peu hésité à faire cette expo, me demandant si aller admirer des bijoux m'intéressait vraiment... Finalement piquée de curiosité par les retours que j'avais pu lire sur les réseaux sociaux, j'ai décidé d'aller y faire un tour.
 Ma visite a largement été gâchée par la foule -et les nombreuses vieilles dames- qui avait choisi le même jour que moi pour se rendre au Grand Palais. Et pourtant, j'avais opté pour le lundi, pensant qu'il n'y aurait personne!
Concernant l'exposition elle-même, je ne suis pas une fanatique de bijoux de manière générale. Pas le genre de fille qui fantasme sur le fait de recevoir une bague ou un collier pour son anniversaire ou pour noël. Mon truc à moi, ce sont les chaussures et les vêtements...
Néanmoins, j'ai apprécié d'apprendre comment la création de bijoux de luxe a pu être intimement liée aux différentes époques, aux changements sociétaux, aux courants artistiques.
La disposition de la collection met aussi en lumière les pièces incroyables issues de commandes de personnalités ou de puissants: princesses, businessmen, actrices, maharajas...
Le clou du spectacle reste pour moi la collection de diadèmes disposée dans un vitrine tournant sur elle-même. Le diadème, toujours un objet qui fait rêver, auquel on ne croit pas vraiment tant il est associé aux contes de fées et aux histoires de royauté...


...Cartier-Bresson au Centre Pompidou, ensuite.


Une ENORME expo, avec pas moins de 500 photos à admirer!
Autrement dit, prévoyez du temps pour visiter cet évènement...
L'exposition est très agréable à parcourir -peu de monde cette fois, le jour de l'ouverture- disposée de façon chronologique mais aussi organisée selon les grandes périodes de travail de l'artiste. L'ensemble est donc extrêmement lisible et c'est un plaisir d'observer l'évolution du photographe selon qu'il s'entoure du groupe des surréalistes, qu'il entreprend de grands voyages ou qu'il se dédie au photo-reportage.
Beaucoup de photos sont émouvantes, tout comme la démarche de Cartier-Bresson qui choisit de montrer les gens plutôt que les grands évènements politiques ou sociaux auxquels ils assistent. Car les gens sont le vrai reflet de leur temps, leurs émotions captées par la photo, la preuve de vie la plus indiscutable. 
En ça, l'idéalisme communiste du photographe s'exprime pleinement.


J'ai bouclé la boucle avec un dernier burger...


...au B.A.B, autrement dit, au Bar à Burger.
Troisième burger de mon séjour parisien (voir les "Bilan de la semaine" précédents!). J'adore ça et j'avais envie de me faire plaisir avec un petit jeu comparatif...
Alors, au B.A.B, j'ai choisi le burger du moment, à savoir, Le Ptit Gigot avec: "agneau effiloché cuit à l'étouffée pendant 8h à feu doux et caramélisé, caviar d'aubergine, coriandre fraiche, tomates rôties minutes, salade, oignons rouges croquants, comté affinage 15 mois, mayonnaise légère au citron, sauce barbecue du B.A.B."
Ca donne plutôt envie, non?? Et bien voyez-vous, ce que j'ai lu sur le papier était beaucoup plus convaincant que ce que j'ai eu dans l'assiette... Des produits de qualité, certes, mais un ensemble franchement moins goutu que ce qui est promis... Il est vrai que je suis plutôt classique avec le burger: boeuf, fromage, bacon, c'est pour moi la recette gagnante, en partant du principe que les ingrédients soient suffisamment raffinés bien sûr.
Cette fois, j'avais envie de sortir de mes habitudes car j'aime aussi tester des nouveautés. Résultat, je suis sortie de là un peu sur ma "faim": un burger qui est resté chaud seulement le temps de la première bouchée, un pain léger et aérien mais qui se laisse oublier très vite du coup, un goût un peu "radin" finalement...
J'attendais mieux pour un bar à burger apparemment pris d'assaut et pour lequel il faut encore passer par la case réservation.
En prime, une image du dessert, un cheesecake copieux en cream cheese mais pas inoubliable.
Attention au coût du repas, vous ressortirez avec une note plus proche d'un diner au resto que celle d'un fast food si vous optez pour le burger avec frites, dessert et boisson. C'est cher!


J'ai visionné le documentaire...


J'ai voulu voir ce film au cinéma: échec, car il a été distribué dans peu de salles. J'ai tenté d'acheter le DVD: échec, je ne le trouvais nulle part.
Jusqu'à ce que je tombe sur lui chez Colette il y a quelques jours, alors que je n'y pensais plus!
Je me suis empressée de le regarder et... grosse déception.
Je me suis retrouvée en face d'un documentaire d'auto-promotion avec une Carine Roitfeld qui apparait assez prétentieuse et superficielle. Rien n'est très creusé et donc, rien de vraiment intéressant. On entend beaucoup de phrases clichées, celles qui m'agacent et contribuent à donner de la mode une image décérébrée et futile.
Le sujet pourrait être passionnant -on suit Carine Roitfeld dans le mois qui précède la sortie du premier numéro de son livre-magazine CR- mais le film se contente d'enchainer des scènes anecdotiques où Carl Lagerfeld ballade la petite-fille de Carine Roitfeld en poussette, où Roitfeld en personne s'extasie de se voir en photos sur le moodboard de Joseph Altuzarra,...
En gros, un documentaire plutôt inconsistant, beaucoup beaucoup moins plaisant et intéressant que le film The September Issue, qui parvenait à montrer une Anna Wintour forte et émouvante, compétente et dédiée à son industrie.


Adresses:
Café Charlot, 38 rue de Bretagne, Paris 3ème
Expo Cartier au Grand Palais (se termine aujourd'hui, le 16 février!), 3 avenue du Général Eisenhower, Paris 8ème
Expo Cartier-Bresson (jusqu'au 9 juin), Place Georges Pompidou, Paris 4ème
B.A.B, 18 avenue Claude Vellefaux, Paris 10ème