Fashion & Lifestyle


mardi 22 avril 2014

Le bilan de la semaine


Ou plutôt un bilan de mes activités lifestyle des dernières semaines car je n'ai pas eu le temps de les publier jusqu'à aujourd'hui. 
Il y en a pour tous les goûts, avec des adresses dans 3 villes différentes.


PARIS

J'ai vu les expos du Grand Palais...


...celle de Bill Viola d'abord.
Une expo qui demande patience et temps si l'on souhaite regarder chaque vidéo présentée dans son intégralité. Certains films durent 10mn, d'autres 30, mais il y a aussi à voir des images fixes ou en boucle.
Je ne connaissais pas le travail de cet artiste mais j'ai été intriguée par le fait d'aller voir la rétrospective d'un vidéaste. Ce n'est pas non plus si souvent qu'un grand musée propose une exposition entièrement consacrée à de l'art visuel. Et à part de manière ponctuelle ou lors de grands rendez-vous réunissant des centaines d'artistes différents (comme à la Biennale de Venise), je n'avais encore jamais eu l'occasion de me confronter à une telle production de cette manière.
Néanmoins, je m'attendais à être plus surprise et secouée par ce que je verrais. Finalement, très peu d'oeuvres m'ont vraiment bluffée, comme par exemple, la vidéo d'un brasier qui petit à petit se fait envahir par de l'eau pour devenir une image entièrement aquatique sur la fin. Dans ce travail, en plus des éléments visuellement très esthétiques que sont le feu et l'eau (figures qui reviennent très souvent dans l'oeuvre de Bill Viola), c'est le traitement de la couleur qui m'a vraiment marquée: on passe progressivement d'un paysage rougeoyant à un univers très froid composé de nuances de bleu.
Les réflexions sur la vie et la mort et la façon de mettre en scène des performers pour exprimer la vacuité, le hasard et la fragilité de l'existence, m'ont parfois moins touchée car j'ai trouvé les choix de représentation trop évidents et un peu classiques.
En somme, j'aurais aimé avoir été plus surprise et questionnée par cette exposition.



...puis celle de Robert Mapplethorpe.
Le nombre de photographies n'est pas si énorme donc cette expo se fait aisément en 1h30 en prenant son temps.
Il y a quelques mois, j'avais lu le livre autobiographique de Patti Smith, Just Kids, qui raconte comment elle est venue à l'art et surtout, sa rencontre amoureuse avec Robert Mapplethorpe qui changera le cours de sa vie. J'avais beaucoup aimé lire ce récit qui met en scène le New-York des années 60 et 70, cette époque dingue d'expérimentations à la fois dans l'art et dans la recherche d'un certain mode de vie, communautaire et bohème.
J'ai eu envie de me trouver en face des images souvent décrites dans le livre, celles des photographies de Mapplethorpe, qui a commencé son travail par des séries de polaroïds avant de se mettre à la photo en noir et blanc.
Dans cette idée là, ça m'a plu, par exemple, de découvrir en vrai La boîte de l'Agneau, une pièce pourtant pas très intéressante plastiquement. Mais j'ai ressenti une petite émotion en étant face à elle car dans le livre, Patti Smith raconte avec tendresse comment elle a offert une petite figurine d'agneau à Robert Mapplethorpe et comment ils ont ensuite fabriqué une boîte pour accueillir l'animal. Ce sont ces anecdotes que j'ai aimé voir se matérialiser à travers les pièces de l'exposition.
Impossible de passer devant le mur consacré aux portraits de Patti Smith sans penser aux moments correspondants racontés dans Just Kids.
De manière plus générale, le travail de Mapplethorpe ne me touche pas plus que ça. Tout est extrêmement  léché, super maitrisé, y compris ses photos de sexes. Je peux admirer la technique et la vision d'esthète mais il me manque un peu de «vie », de banalité quotidienne, de parasites poétiques pour être emportée.


J'ai mangé à la cantine...



...Chez Merci.
Le concept-store qui n'est plus à présenter. L'endroit idéal pour flâner pendant des heures entre le corner Aesop, la super sélection mode, les beaux carnets de la Compagnie du Kraft, avant d'aller se restaurer à l'une des tables du lieu. 
J'avais déjà testé le Used Book Café, effectivement idéal pour le café après le lunch ou bien le tea time accompagné de scones, et cette fois j'ai décidé de déjeuner au sous-sol, à La Cantine de Merci.
Installée en face des grandes baies vitrées lumineuses donnant sur une jolie cour intérieure, j'ai pu déguster une assiette de trois salades originales avec un jus vert pour un repas sain et plein de goût.
Me reste à tester une prochaine fois l'autre café de Merci, le Cinéma Café.


J'ai fait la queue du dimanche midi...


...pour manger un sandwich de La Boutique Jaune.
Une de mes adresses incontournables lorsque je suis dans le Marais. Tout est bon chez ce traiteur qui propose des produits typiques de la culture juive et d'Europe centrale. C'est à chaque fois un délice de venir goûter leurs produits, malgré la foule qu'il faut parfois supporter (surtout le week end dans cette rue extrêmement fréquentée) et l'accueil pas toujours des plus cordial.


J'ai dîner tard...


...au resto Le Hangar, caché au fond d'une impasse à côté de Pompidou.
Une adresse sans trop de personnalité mais pratique si vous cherchez où diner après un spectacle: on nous a reçu assez tard (23h30), gentiment, alors que le restaurant était déjà vide.
La cuisine est de qualité mais pas très originale. Néanmoins les produits sont frais, je conseille de goûter aux sardines en entrée.


LILLE

J'ai mangé thaï...


...au Marché Flottant.
Le cadre est assez typique mais la déco n'est pas si cheap qu'on pourrait le penser à première vue.
J'ai entendu dire que ce restaurant était le meilleur thaïlandais de la ville. C'est le seul que j'ai testé à Lille donc je ne pourrais pas confirmer la réputation.
La cuisine est correcte mais pas non plus magique. Mes raviolis vapeur n'étaient pas les meilleurs que j'ai mangé et mon porc au caramel était un mauvais choix: trop sucré, une peu radin en quantité et une viande de moyenne qualité.
Ce qui vaut le détour, en revanche, ce sont les desserts. J'ai pu essayer les beignets de banane, vraiment bons. Mais ce qu'il faut absolument prendre, c'est l'assiette de pâtisseries, un pur délice. Vous pourrez déguster plusieurs petites douceurs vraiment étonnantes (à base de riz gluant et d'autres consistances que je n'ai pas su identifier...) aux goûts frais et subtils. Un choix parfait si vous avez envie d'un dessert sophistiqué et léger.


GENEVE

Je suis revenue aux bases...


...au Calamar.
Un endroit où je reviens régulièrement ces dernières années. On y va surtout pour les burgers, tout à fait honnêtes sans être les meilleurs de la ville, l'ambiance et la déco branchée.
Les cocktails et les vins sont sympas, tout est un peu trop cher mais on y retourne car on peut compter sur le Calamar pour être ouvert un dimanche soir, veille de Pâques...
Le dernier plus: le DJ qui vient passer ses disques le week end.


J'ai dansé toute la nuit...


...au son des concerts de l'Electron.
Ce festival a lieu chaque année autour du 20 avril pendant 4 jours et 4 nuits. Présent dans plusieurs lieux dans différents quartiers de la ville, l'évènement est bien sûr d'abord un festival de musiques électroniques mais il propose aussi une programmation variée avec de la danse, des conférences, des expos d'art contemporain, des workshops...
Si on est motivé, on achète son pass pour la totalité du festival et on écume les clubs de la tombée de la nuit à l'aube pour assister aux sets de Mr Oizo, Sexy Sushi, Vitalic ou Ellen Allien. 
Je ne suis ni une amatrice, ni une connaisseuse de musique électro mais ce festival est une bonne excuse pour une nuit de fête. A l'année prochaine Electron.


Adresses:

PARIS
Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, Paris 8ème (expo Bill Viola jusqu'au 21 juillet 2014/ expo Robert Mapplethorpe jusqu'au 13 juillet 2014)
Merci, 111 boulevard Beaumarchais, Paris 3ème
La Boutique Jaune, 27 rue des Rosiers, Paris 4ème
Le Hangar, 12 impasse Berthaud, Paris 3ème

LILLE
Le Marché Flottant, 38 rue Léon Gambetta, 59000 Lille

GENEVE
Le Calamar, boulevard Carl-Vogt 91, 1205 Genève

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